Quelques recommandations pour l’exposition :
Le mieux est d’éviter l’éclairage direct, qu’il soit naturel (soleil) ou artificiel (lampes, même halogènes) ; en particulier, pour les dessins en couleurs directes, au feutre (même si Franquin utilisait de bons feutres qui résiste bien au temps !) ou au crayon. En fait, ces originaux doivent être considéré comme très sensibles et leur exposition doit être limitée. Dans un musée sérieux, on ne dépasserait probablement pas les 50 lux (c’est-à-dire, une pénombre où les couleurs sont à peine visibles...) (cf. http://multimedia.bnf.fr/actus_conservation/cn_act_num20_art5.htm). Donc, évitez de les laisser trop longtemps dans des endroits forts éclairés, protégez-les (vitres anti-UV), etc. Cela vous permettra d’en profiter plus longtemps. Comme dit JA, rien n’est éternel, même la Chapelle sixtine, il a fallu la repeindre complètement.
Les planches à l’encre de Chine sur bon papier sont moins sensibles, mais je ne les mettrais quand même pas en plein soleil... sauf pour les regarder quelques instants.
Enfin, Il faut tenir compte de la qualité du papier. Les planches sont en général sur du bon papier mais Krings par exemple a fait des planche sur du papier scolaire quadrillé..., beaucoup de croquis (ex. Franquin) sont fait sur à peu près n’importe quoi... Cela vieillit parfois très, très mal.