• Couverture : Illustration ayant servi pour la couverture d’un album, d’un livre, d’une revue, etc.
  • Illustration : tout dessin fait en dehors des planches de l’album
  • Mise en couleur ou « bleu » : épreuve du dessin au trait, imprimés en léger bleu (d’où son nom, le « bleu ») tirée à partir d’un film positif (le rhodoïd) tiré par l’imprimeur à partir de la planche originale que l'auteur lui-même ou un coloriste met en couleurs (gouache aquarelle, lavis, crayons, feutres, etc.). Celui-ci peut contrôler le rendu de son travail en plaçant l'épreuve "mise en couleurs" sous le film transparent (Rhodoïd).
    Note : De nos jours, de plus en plus d'artistes préfèrent exécuter la mise en couleur sur une reproduction papier en noir et blanc ou carrément à l'ordinateur où la mise en couleur n'est donc "qu'une" impression.
    Il existe donc des cas intermédiaires... où on fait la planche en noir et blanc, puis on fait un bleu, plus grand que la normale que le dessinateur reprend entièrement, donc, il repasse le trait noir aussi. Au flashage il n'y a pas de film! Exemple: Gibrat, Marée basse voir dans ma galerie sur 2Dgalleries .
    Frank Pé a fait cela aussi pour Zoo. C'est parfois très difficile à voir. En général on le sait car la planche noir et blanc existe aussi.
    Autre exemple un peu tordu: André Geerts pour Mademoiselle Louise. Il a mélangé les techniques différentes, parfois au sein d'un même album...
    Déjà, les crayonnés préparatoires à un format plus grand sont de Mauricet qui après coup, photocopie, remonte, etc., le tout au format des planches A4, Geerts travaillant en petit format! De là, Geerts fait tout l'encrage et le dessin définitif en utilisant une table lumineuse, et alors, suivant les histoires, il les a mises directement, sur l'encrage originel, en couleurs, donc "couleurs directes", soit, il fait une copie et a mis en couleur et réencré la copie.
    Pour cet exemple, à l'expostion de la galerie les Dessous du dessin, les choses était claires, on pouvait voir les différents types de planches, et les différentes étapes. Mais c'était tordu. Et, sans les différents étapes, il était quasiment impossible de différencier les différentes techniques sur le résultat final! Le dessinateur, quand tu discutes avec lui, t'explique que c'est normal, car c'est le résultat qui compte, donc la publication, l'"original" n'étant qu'une étape dans le processus.
    Donc, tous les cas sont possibles, j'ai acheté en toute connaissance de cause un "original" d'André Benn un peu tordu que lui ne considère pas comme un orginal et le prix était moins cher de ce fait: il s'agit d'une photocopie (unique!) d'un dessin à l'encre de chine, sur papier aquarelle qu'il a repassé entièrement à l'encre de Chine, mis en couleur à l'aquarelle et dont la seule publication est cette mise en couleur pour une couverture d'album et les Intégrales du Lombard. Le dessin n/b n'a jamais été publié tel quel. Lequel est "l'original"? 
  • Planche : oeuvre originale qui a servi à composer la bande dessinée. Ce sont des œuvres uniques, souvent plus grandes que le format de publication que l'auteur a réalisé à l'encre, au crayon, au lavis, etc.
  • Strip : en anglais, "Strip" veut dire "Bande". Il s'agit de la succession de cases qui forment une bande, d'où le nom de bandes dessinées en anglais (comic strip).
  • Tirage aquarellé : photocopies sur beau papier mis en couleurs, mais là, il y a plusieurs exemplaires et l’original est en noir et blanc!